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Sexy, mais…

Concours de photographies sensuelles

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William Tinchant

Co-auteur avec Karine Géhin de la série Lily, William Tinchant est aussi photographe.

Le bar sans nom

carnet-styloLa semaine dernière, j’ai passé une journée à Paris : j’ai dû me lever avant cinq heures pour prendre le train, mais pour avoir le temps de flâner, il fallait bien sacrifier un peu de sommeil... Une expo par-ci, un musée (de l’érotisme) par là, la section antique du Louvre, une balade le long des quais pour feuilleter de vieux bouquins… Heureusement, j’avais pris de bonnes chaussures ! Au milieu de tout ça, j’ai prévu quelques minutes pour rencontrer quelqu’un.

17 heures 30, rue de Lappe, plan en main, je franchis l’entrée du bar qui, bizarrement, n’a pas de nom. J’aperçois un gars en train de pianoter sur son téléphone. Il se lève. Ce doit être lui. Je ne sais pas à quoi il m’a reconnue. Ma casquette ? Comme je ne suis pas physionomiste, de toute façon, il ne fallait pas compter sur moi pour l’identifier. Je note mentalement que c’est un grand gaillard aux yeux bleus, en jean et veste de cuir.

Nous sommes à peine installés que la patronne, un genre de Brigitte Bardot grunge, vient prendre nos commandes. Un Heurtebize pour lui (ne me demandez pas ce que c’est !), un mojito pour moi, avec des bretzels pour absorber l’alcool : il faut que je puisse retrouver mon chemin dans toutes ces rues et ces stations de métro. Je sors un calepin et un stylo pour noter ce qu’il va me dire. Ça le fait sourire.

On attaque ?

Ok, c’est parti.

William, bonsoir.

Bonsoir Steph.

Tu es le co-auteur de la série Lily, publiée depuis le 12 mars 2016, mais aussi membre du jury du concours de photos sensuelles « Sexy mais… » créé pour l’occasion. Peux-tu nous en dire plus sur cette passion pour la photo ?

La photo et moi, c’est une vieille histoire. Déjà gamin, je voulais faire photographe comme métier. Tu vois le genre : cours séchés pour aller photographier des portes d’entrée, journées entières à bloquer la salle de bain de mes parents, transformée en labo photo, ou essais à la technique de l’infrarouge en pleine nuit dans le cimetière du Père Lachaise. Bon, j’ai fait autre chose au final, mais depuis maintenant un peu moins de quatre ans, je m’y suis remis sérieusement. Ça me manquait.

As-tu un style de prédilection ?

En fait, j’en ai deux. Les portraits et le street.

Le street, comme pour les photos sur ThePolaroid Life ?

Oui. De l’urbain. La vie qui se déroule sous nos yeux, tous les jours. Des instants ou des moments de mon environnement. Avec mon interprétation, ma vision des choses, évidemment. C’est mon regard sur le monde.

C’est un style plutôt sombre. En opposition avec tes portraits, qui sont plutôt zen, épurés, doux.

Oui. Tout moi (Rires). Mister Zen a dit, il y a quelque temps « Une photo doit me raconter une histoire ou bien partager un moment intime ». C’est exactement ce que je pense. Et c’est ce que j’essaye de faire partager.

Peux-tu nous parler de ton actualité ?

Un peu d’écriture. Lily, bien entendu. Plusieurs shootings. Et la préparation d’une expo photo pour le festival Jean Ferrat.

J’ai lu que tu couvrais aussi tout le festival comme photographe officiel.

Exact et, en plus, il y aura une lecture d’un de mes textes, le tout premier que j’ai écrit, devant public, par un comédien.

Joli programme en perspective !

Il opine.

Nous discutons encore un peu de tout et de rien. Pas trop longtemps car j’ai un train à prendre.

Nous finissons par nous séparer sur le trottoir inondé de personnes prêtes à passer la soirée à faire la fête. Je ne sais toujours pas comment s’appelle ce bar et je me demande de quel côté aller…

Présentation des jurés : William Tinchant

Co-auteur avec Karine Géhin de la série érotique Lily, publiée aux éditions Dominique Leroy, et d’un polar, William Tinchant  ne crée pas seulement des œuvres écrites puisqu’il est aussi photographe. Il  a notamment réalisé la photographie de couverture des épisodes de Lily.

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